Le Vieil homme et moi – Luca Tahtieazym

Parce qu’on a tous besoin d’un bol d’air frais… De se remplir, ressentir et se vider du trop-plein d’émotions… Entre éclats de rire et quelques larmes où votre coeur ne perd jamais son sourire…. Parce que…

Ça y est, j’ose les prononcer, ces mots dont je me sens toujours si peu digne. Haut et fort, qui plus est: « Je vous recommande ce roman. » Mais vraiment très fort! À tous! Quel que soit votre genre de prédilection!

POURQUOI?

Parce qu’on a tous besoin d’un bol d’air frais… De se remplir, ressentir et se vider du trop-plein d’émotions… Entre éclats de rire et quelques larmes où votre coeur ne perd jamais son sourire.

Parce qu’on mérite tous une seconde chance!

Parce que la vie, autant elle peut s’acharner, autant peut-elle nous surprendre et tout changer pour le mieux… Tant qu’on ne baisse pas les bras!

Quel beau roman! Quelle douce histoire! Elle vous remue puis vous remet d’aplomb.

Nouvellement devenue fan de thrillers, j’avoue que j’ai eu peur de m’ennuyer. Je ne m’attendais pas à tant de surprises dans un roman étiqueté “feelgood”! Eh bien, je me suis trompée, Luca a réussi à me surprendre jusqu’à la toute dernière page! De toute évidence, Monsieur excelle dans tous les genres auxquels il prête son talent!

Si vous êtes déjà accro à la lecture, n’hésitez pas, ce récit vaut le détour, même si ce n’est pas votre genre habituel ! Pour une soirée cocooning ou un aprèm de farniente.

Si vous essayez à peine de vous y (re)mettre, c’est le meilleur roman que je puisse vous conseiller pour le moment pour (re)prendre goût à la lecture! D’ailleurs, vous le trouverez bien trop court car on en veut encore et encore de ces pages-là!

Chapeau l’artiste! 😍😍

Méga coup de coeur pour ce roman et pour Maxime en particulier. C’est qui ce Maxime? Il vous attend par là ➡️ https://amzn.to/2znkoXJ

RÉSUMÉ (Amazon)

Quand un vieil homme bougon et solitaire s’installe en face de chez eux avec sa grande gueule et ses bouteilles de muscadet, Charlotte et son fils Valentin, poussés au bord de la rupture par une succession d’embûches, voient leur existence bouleversée.

Entre l’ours mal léché au grand cœur et ses voisins, une amitié aussi forte qu’inattendue va se tisser, leur prouvant à tous que rien n’est jamais écrit et que le bonheur appartient aussi à ceux qui n’y croient plus.

Pour le découvrir

Permettez-moi de vous présenter ma Fanny

Je réalise à peine que je ne vous ai jamais parlé de Fanny… Ma copine… Surgie un beau jour de mon inconscient.

Je réalise à peine que je ne vous ai jamais parlé de Fanny… Ma copine… Surgie un beau jour de mon inconscient.

Tiffany, trentenaire célibataire, journaliste reconvertie en romancière se fait le plaisir de me raconter ses péripéties et les petits bonheurs de sa vie en Haïti d’une voix mélodieuse et teintée d’humour qui me suit partout. Elle fait partie de ces personnages qui vous habitent et prennent vie aux moments où vous vous y attendez le moins, vous faisant sursauter ou pouffer de rire en pleine rue, provoquant des situations inédites face aux gens… Et là, je fais semblant de parler au téléphone… C’est compliqué… Un jour, c’est sûr, je finirai en camisole de force.

On ne s’est jamais encore vues mais je me suis fait ma vision d’elle. Je l’ai soumise aux talents d’un ami dessinateur et il a réussi à concrétiser exactement ce que j’avais en tête… N’est-elle pas mignonne, ma copine ? Agréable aussi, d’ailleurs!

Je n’arrive plus à vivre sans elle… Serait-ce le début de la folie ?

Fanny dans son hamac

Je me souviens encore de la première aventure qu’elle m’a racontée… Je vous en laisse un petit extrait.

Les lignes du destin – Extrait

 » Nous roulions depuis une heure sur la RN2. En direction du sud. Destination : la cité des poètes. En Haïti.

La ville de Jérémie aurait tout aussi bien pu porter l’emblème « la fierté de la presqu’île », tant pour sa beauté que pour ses richesses. Néanmoins, elle vit également naître, nourrit, inspira plusieurs de nos prestigieux auteurs, dont Etzer Vilaire, Émile Roumer… De nombreux artistes… Et s’enorgueillit d’avoir bercé le Général Alexandre Dumas, dont la progéniture marqua de célèbres empreintes le monde littéraire.

Les atouts de la cité étant infinis, il fallut, un jour, choisir celui qui attiserait la convoitise des autres villes. Et la poésie ambiante l’emporta.

Il vous plairait peut-être de découvrir quelques-unes de ses particularités. Je ne vais pas vous en priver.

L’une d’elles, dont ses filles et ses fils semblent assez fiers, est sa grande population métissée. Des mulâtres à la peau pâle qui instaurèrent, au siècle dernier, un système d’apartheid dans la région. Une situation qui mit en rogne notre fameux dictateur de l’époque, tyran émérite dont la réputation suffit, à elle seule, à nous tailler une petite place — un point rouge — sur la carte mondiale.

Ce zélé « défenseur de la négritude », comme le surnommèrent ses adeptes, ne trouva de meilleures réponses à ce défi social qu’un programme politique sur mesure exigeant de laisser libre cours à son despotisme. Et de secouer furieusement la localité par son racisme épuratif. Ce qui le mena à faire de la municipalité le théâtre d’une barbarie ignominieuse où périrent femmes, vieillards et enfants ayant eu le culot d’arborer une pigmentation dont le degré n’avait pas été approuvé par lui, le chef suprême.

Sa discrimination resta néanmoins curieusement sélective : notre césar épousa une mulâtresse qui lui assura une descendance d’un teint peu réglementaire. Une descendance qui, plus tard, choisit de suivre fidèlement l’exemple de Papa et non ses idéaux sociaux.

Le vœu pieux des uns — « éclaircir la race » — épousa celui des autres — « la venger » — et ils connurent des jours heureux.

Ce fabuleux « noiriste » dévoué exclusivement à la cause des « Noirs foncés » décima, au cours de décennies d’une répression sans merci, un pan de la population à la peau censurée… Parmi lesquels, étrangement, en majorité des intellectuels pouvant nuire à la stabilité de son mandat à vie.

Par ailleurs, la ville vécut plusieurs catastrophes naturelles. Mais ce peuple passionné de sa terre la reconstruisit chaque fois, toujours avec plus de courage et d’amour. Il dut même, à l’une de ces occasions, la déménager un peu à l’écart de son emplacement habituel.

Depuis lors, Jérémie se développa admirablement et réussit à se défaire — plus ou moins — de ses querelles ethniques.

Pourtant, bien au-delà de ces accomplissements, ce dont les habitants de la région se vantent le plus est le mysticisme qui enveloppe toute la Péninsule du Sud… Toute l’île, me direz-vous, cependant les Jérémiens sont les plus enclins à se glorifier de leur capacité à changer le cours des choses… Et des vies ! Plus souvent pour le pire que pour le meilleur ! Ils sont les plus heureux de compter parmi les leurs, selon des statistiques informelles, le plus grand nombre de sorciers au kilomètre carré. Et les plus virulents !

J’eus le bonheur de séjourner quelques jours dans ce merveilleux joyau ballotté par la mer des Caraïbes, il y a quelque temps. En compagnie de Betsy, ma meilleure amie et collègue, qui en est originaire. On avait fait le déplacement en vue d’un reportage à propos d’un canoë surchargé de pépites d’or abandonné et repéré en pleine mer par des pêcheurs. Reportage qui ne fut jamais visionné que par l’équipe qui l’avait tourné. Et par Martha, notre éditrice en chef, grise de colère. La mairesse n’avait laissé aucune zone d’ombre, lors de notre entretien, sur le sort que méritaient ceux qui s’amusaient à ternir la réputation de la cité… Inutile de préciser que pendant la durée de son pouvoir, qui s’étira sur plusieurs mandats, la ville connut une prospérité fulgurante et miraculeuse !

La réparation des routes fut le seul projet auquel elle ne pensa jamais. Ou cet oubli était-il volontaire ? Tentait-elle ainsi de protéger sa cachette des intrus curieux en shorts, toujours armés d’appareils photo, plus communément appelés « touristes » ? Toujours est-il que près de trois cents kilomètres de chaussée cahoteuse séparaient encore Port-au-Prince de ce paradis qui avait jusque-là survécu à tout et au pire.

Quant à la voie maritime, elle était réservée aux plus courageux et insouciants. Car, pour mériter de profiter de la vue saisissante de beauté de la ville de Jérémie depuis la mer, il ne fallait pas moins d’une journée — un peu plus à la nage ! – sur des ferries bondés, finissant souvent naufragés.

Nous avions donc préféré nous y rendre en avion.

Mis à part ma hantise de voler dans un engin plus minuscule que mon salon et secoué tel un manguier le dernier jour de la récolte, le voyage s’était plutôt bien déroulé. Aussitôt remise de la manœuvre finale particulièrement enthousiaste du pilote prépubère, je fus éblouie par le spectacle grandiose qu’offrait le petit hublot.

Ce décor de maisons en dentelle, de tuiles, de verdure, faisait penser à un extravagant puzzle. Des barques de pêcheurs glissaient nonchalamment sur les flots mugissants d’une mer aux cinquante nuances de turquoise, bordée de froufrous blancs… Et tout au centre de cette vue hypnotique se dressait un repère qui différenciait ce panorama de tout autre de l’île, ou même de la Caraïbe… Une intrigante bâtisse rouge brodée de guipure blanche, la Cathédrale Saint-Louis Roi de France ! Elle siégeait sur la place des Dumas où elle côtoyait le buste du fils légendaire du pays, Thomas Alexandre Davy de la Pailleterie, qui fut nommé général par Napoléon en raison de son courage. Mais cette partie de l’Histoire, vous la connaissez sans doute mieux que moi !

En dépit de sa surpopulation et de tous les défis qu’elle eut à relever au cours des siècles, Jérémie continuait d’inspirer à ses enfants le romantisme, les ardeurs… C’était là mes derniers souvenirs de la cité des poètes.

***

Nous longions donc la RN2. C’était le lundi 24 octobre 2016. Un peu plus de deux semaines après le terrible ouragan Mathieu qui avait décimé vies et biens de la surface de la presqu’île du Sud.

J’avais encore du mal à remplacer les clichés idylliques de ma mémoire par les images post-apocalyptiques qui nous étaient parvenues… D’abord par les médias internationaux, puis par des chaînes de télévision locales où le gouvernement s’acharnait à contredire l’étendue abyssale des dégâts annoncés par les étrangers. À mon grand étonnement, d’ailleurs, puisque la stratégie inverse était un commandement sacré et elle s’était toujours révélée fructueuse financièrement pour eux et pour les grands organismes de secours.

C’était un de ces matins sombres lorsque même la nature rechigne à se réveiller… Les oiseaux hésitaient à chanter, le soleil à se lever… »

Alors, qu’en pensez-vous? Vous comprenez mieux pourquoi je continue à l’écouter? 🙂

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