Joachim- Cetro

« J’ai traversé l’enfer, des océans de douleur et des monts de souffrance, des abîmes de chagrin et des abysses de peine, les poings serrés sur ma rage, les mâchoires fermées sur mes hurlements.

J’ai affronté le feu du manque et l’acide de l’absence, je suis mort plusieurs fois de l’ablation de mon cœur… »

Résumé

Tous les dix ans environ, des vagues d’enlèvements touchent un petit village.
Des enfants disparaissent sans qu’aucune piste, jamais, ne mène à un coupable.
Lucas, son frère Sam et sa petite soeur Emmy sont témoins de phénomènes terrifiants.
Né des ténèbres, de la haine et du rejet, il est de retour. » (copié sur Amazon)

Extrait

« J’ai traversé l’enfer, des océans de douleur et des monts de souffrance, des abîmes de chagrin et des abysses de peine, les poings serrés sur ma rage, les mâchoires fermées sur mes hurlements.

J’ai affronté le feu du manque et l’acide de l’absence, je suis mort plusieurs fois de l’ablation de mon cœur arraché autrefois par les serres avides d’un chirurgien strict et froid que l’on nomme destin.

J’ai voulu battre le monde de mon incompréhension furieuse, lui hurler des pourquoi, lui reprocher tout ça, lui cracher dessus mes plus rouges colères et mes plus sombres haines.

J’ai usé mes semelles à chercher par delà l’horizon des raisons à tout ça, quelques explications, des raisons de poursuivre, je voulais marcher jusqu’au sang, jusqu’à l’arrêt final.

Je me suis épuisé en vain à détester l’univers et à lui en vouloir, à chercher le moyen de revenir sur mes pas, de changer le passé et le ramener avec moi. Oui, en vain tout cela.

Puis… »

Mon ressenti

Àchaque lecture, on en apprend un peu plus sur soi-même… Je ne me suis jamais fait de fausses idées sur mon (manque d’) éloquence… Mais lâcher un pauvre « OMG » sec, solitaire, hébété après un tel roman, ça, je ne my attendais pas!

Puis a suivi une pensée, encore plus débile: « Heureusement que l’auteur n’a pas le pouvoir de voir ses lecteurs en pleine lecture, il aurait été décu de ce pauvre « OMG » en réponse à ses x-mille mots alignés dans une minutieuse chorégraphie soigneusement orchestrée pour faire sauter nos petits coeurs hypersensibles hors de leur écrin… Bon, vous l’avez compris, j’étais en état de choc!

Breeeeefff! Ça y est, je suis initiée à l’univers de Cetro, un monde situé très très loin de ma zone de confort. Mais je tenais à goûter à du Cetro bien corsé et « OMG », c’est réussi!

Vivant dans un pays où chaque famille a vécu au moins une fois une expérience d’enlèvement, que ce soit d’enfants ou d’adultes, et l’ayant connu de très près, j’ai vite identifié Joachim comme étant le plus difficile roman de Cetro pour moi. Monsieur a en plus la réputation bien établie de ne pas mâcher ses mots! Je me suis convaincue que si je survivais à celui-ci, je n’aurais plus à craindre aucun autre de sa vingtaine de romans.

J’ai ainsi découvert qu’il existe encore plus éprouvant que les descriptions de tortures physiques, il y a celles des souffrances de l’âme! Cédric Veto vous projette à la place des opprimés, des maltraités, des torturés… Et vous vous en sortez essoré, mais heureux d’être vous, d’être dans votre réalité, quelle qu’elle soit! Comme quand vous vous réveillez, en nage et pantelant, d’un mauvais rêve…

Puis la seconde qui suit, vous vous souvenez de tous ceux qui ont vécu ce type de réalité-là… ;(

Heureusement, le rappel du côté fantastique du récit vous aide à vous convaincre, vous répéter qu’il s’agit seulement d’un roman! Un voyage, en enfer certes, mais également un sublime voyage au tréfonds de vos sentiments, de vos réactions, de votre empathie, de votre amour (ou dégoût!) du genre humain!

Joachim est un roman bouleversant. J’en ai encore les jambes cotonneuses. Et je suis d’autant plus remuée qu’on est au mois du Gay Pride!

Une question pour les amateurs du genre et de la plume superbement tranchante de Cetro : s’y habitue-t-on? Votre petit coeur en prend-il moins de claques avec le temps? J’aimerais tellement être sure de garder intacte ma capacité de ressentir, de vivre l’expérience, comme aujourd’hui, à chacun de ses romans… En revenir toujours aussi secouée et heureuse de me « réveiller » et de retrouver ma réalité qui arbore soudain toutes les merveilleuses couleurs de l’arc-en-ciel, les couleurs de la tolérance, de l’acceptation de la différence!

Merci Cédric Veto pour ce roman qui aura marqué mon âme à l’encre de Chine! Non, non ce n’est pas une référence au confinement covidien mais aux marques indélébiles que tu as tracées dans mon être. Merci d’être toi!

Et pour finir, une dernière question… À cette bande de poltrons qui me lisent: oserez-vous, vous aussi ? Ahahahahhh😁😁 C’est par là⬇️

Pour le découvrir:

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Qui l’eût cru…?

… Une vieille âme ballottant dans un corps juste bon à réveiller des fantasmes d’adolescent….

Qui l’eût dit, qui l’eût cru  

Que toi et moi, un jour,  

On ne se dirait que des banalités ?  

Qui eût pu supposer  

Que tu ne voyais en moi rien de plus  

Que les autres avant toi…  

_________________

Juste un pauvre cœur naïf,  

En manque d’amour,  

En manque de tout  

Et prêt à tout  

Pour quelques mots doux…  

_________________

Une vieille âme ballottant  

Dans un corps juste bon à réveiller  

Des fantasmes d’adolescent. 

Qui l’eût cru de toi qui as pourtant 

Accepté de tant souffrir pour moi ? 

Toi qui as versé tant de larmes pour nous… 

_________________

Quel merveilleux comédien j’ai aimé, 

Je te le concède, tu peux en être fier,  

Mon chéri, tu as gagné tous les prix  

Car oui, tu l’es, mon amour, 

Meilleur acteur qu’amant ! 

Nina Jo

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Égarée dans les limbes du temps…

Longtemps perdue, errant dans les sombres couloirs de la vie, j’ai scruté chaque regard, chaque sourire, chaque visage croisé sur mon chemin, chaque corps avide du mien, à la recherche d’un signe du destin, en quête de toi, en quête de nous.

Longtemps perdue, errant dans les sombres couloirs de la vie, j’ai scruté chaque regard, chaque sourire, chaque visage croisé sur mon chemin, chaque corps avide du mien, à la recherche d’un signe du destin, en quête de toi, en quête de nous.

À bout de forces, de souflle, d’espoir, je t’ai retrouvé, je me suis jetée à tes pieds, prête à tout pour te garder. Hélas, tu m’as ignorée… Tu m’as à peine regardée, tu ne m’as pas aimée… Pas plus qu’une autre. Pas plus que toutes les autres !

Où est passée ta passion, ta flamme d’antan? Devrai-je attendre encore un autre temps, encore une autre vie pour que ton coeur retrouve la mémoire et se remette à nouveau à battre au rythme du mien, de nos désirs, de nos élans?

Je suis là devant toi, dénudée de toute pudeur, de tout orgueil, de toute fièreté qui pourraient barrer la route à notre bonheur. Je t’offre mon présent, mon éternité. Mais tu ne me vois pas. Tu me cherches ailleurs, dans dautres silhouettes. Plus voluptueuses. Ou peut-être plus chastes… Pourtant, je suis là… Je suis toi, tu m’as façonnée à ton goût, à ton image. Tu connais le tréfond de mon âme. Tu me connais mieux que toi-même. Tu ne lis pas mes pensées, tu me les inspires. Tu n’interprètes pas mes mots, tu me les souffles. Mes rêves hébergent les tiens, ton avenir justifie le mien.

Que nous est-il donc arrivé? Comment respires-tu aussi aisément loin de moi alors que j’agonise en m’éloignant de toi? Sans toi, il ne reste plus qu’une larve portant un masque de guerrière. Avec toi, je gagne, à mains nues toutes les batailles. Contre la vie. Contre moi. Contre le destin. Mon armure est dans ton sourire. Mon bonheur est dans ton regard. Mais le tien est ailleurs.

Comment te rappeler qui tu es, qui je suis alors que ton coeur ne me voit plus, ne m’écoute plus? Tu m’imposes de te regarder partir… Partir loin me chercher ailleurs. Je m’impose de te laisser sonder seul ton coeur, dans le silence de mes cris étouffés, dans le calme de mes sanglots maîtrisés. Écoute-le, il te ramènera à moi.

Mais combien de temps devrai-je encore taire la gourmandise de ma chair ? Les élans de mon coeur vers le tien? Combien de milliers de jours encore devrai-je prétendre accepter mon sort? Je hurle mon désespoir au Ciel, Il se tait. Je me tais, mon coeur désespère. Je lui offre d’autres refuges, il en tressaillit d’horreur. Il ne connaît que toi, ne comprend que toi, ne bat que pour toi.

Ô Ciel, aie pitié! Les nuits sans lui semblent éternelles, son regard amical, froid et cruel. Tu m’as promis son coeur, il s’est enfui, son sourire, il me l’a repris. Es-tu donc impuissant face à ma douleur? Insensible à mon malheur? Ou mes rêves ne sont-ils que les délires d’une aliénée, les cauchemars d’une mal aimée? Mon amour infini n’est-il que l’expression de la folie d’un esprit torturé? Ma souffrance n’a-t-elle donc aucun poids à tes yeux? M’offriras-tu un jour le répit? Me rendras-tu son amour infini?

Je ne respire plus, il est parti. Vers une princesse il a couru. Et moi mon souffle ralentit… Bientôt l’ogresse ne sera plus !

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