ÉVASIONS LITTÉRAIRES – Alabama – Alexis Arend (vidéo)

« Il n’y a rien de pire au monde, ni de plus éprouvant pour un homme, que d’être pauvre. Excepté le fait d’être un nègre, naturellement » , disait mon père.
Ô combien il avait raison ! »

Coucou. Aujourd’hui, je vous présente un roman qui, pour moi, est LE roman de l’année. Je sais, je sais, l’année n’est pas terminée. Mais bon, 2020 n’a pas été assez clémente pour que je m’attende à un autre cadeau aussi beau de sa part, un autre roman aussi poignant, aussi marquant dans les trois mois restants.

D’ailleurs, Alabama a rejoint ma liste des romans préférés de tous les temps, époques et genres confondus.

J’ose rarement me prononcer aussi catégoriquement sur un roman, mais là, il n’y a rien d’autre à dire que de le recommander vivement! C’est un roman réellement et tout bonnement époustouflant, et pas seulement parce que le thème me concerne, c’est un travail géant.

Je vous souhaite de tout mon coeur de le découvrir. Vous expérimenterez une explosion d’émotions qui vous fera vous sentir particulièrement vivant. J’ai hâte de connaitre votre avis. Bonne découverte!

Résumé (description de l’éditeur sur Amazon)

« Que Dieu me pardonne, je détestais l’Alabama. Je le haïssais !

Alabama était le pays où toute la misère du monde avait choisi d’élire domicile. C’était le pays où se donnaient rendez-vous toutes les haines, toutes les iniquités, toutes les bassesses humaines. Aucune région du globe ne mettait un tel point d’honneur à annihiler la vie d’un homme, à le rabaisser, à lui faire courber l’échine jusqu’à le contraindre à ramper à terre, éreinté, vaincu.

Et, pour tous ceux dont le malheur était de ne pas avoir la peau claire, l’Alabama était tout cela aussi, en pire. Pour eux, il déployait tout son ignoble talent, il déchaînait toute sa noirceur contenue, toute sa dureté réfrénée. Oh oui ! Pour eux, l’Alabama se surpassait.

« Il n’y a rien de pire au monde, ni de plus éprouvant pour un homme, que d’être pauvre. Excepté le fait d’être un nègre, naturellement » , disait mon père.

Ô combien il avait raison ! »

Trent P. Chestwood

Mon ressenti

ÉVASIONS LITTÉRAIRES – Alabama – Alexis Arend (vidéo)

Extraits

« –Tu vois ? me confia-t-il après quelques pas, se rengorgeant. Un homme de couleur, c’est aussi facile à éduquer qu’un animal de compagnie. Il faut de la sévérité, de la poigne, et parfois tu lâches un peu de lest, tu le complimentes, tu lui accordes une faveur et il t’en est reconnaissant. Là, j’ai félicité Isaïah pour son travail, je l’ai autorisé à rentrer chez lui une heure plus tôt que d’habitude, et le voilà content. Il n’en demande pas plus, tu sais ? Un chien de ferme, c’est exactement pareil. Tu te montres strict avec lui, sévère, même, tu le rabroues ou le corriges lorsque c’est nécessaire et, de temps en temps, tu le flattes, tu joues avec lui, tu lui témoignes un semblant d’intérêt. Ça lui suffit. Ainsi, tu lui fais savoir en permanence qui est le maître, mais en te montrant un maître juste et magnanime. C’est facile. Les nègres et les chiens fonctionnent pour ainsi dire sur le même mode, ils ont les mêmes instincts, souviens-toi toujours de ça.


« –P’pa… Est-ce que les livres sont une mauvaise chose, d’après toi ?–Une mauvaise chose, non, maugréa-t-il en rompant son morceau de pain. En tout cas, la plupart du temps, même si certains d’entre eux peuvent être subversifs. Mais une chose futile, oui, certainement. Ils encombrent inutilement l’esprit, les remplissent de fadaises absurdes, inventées de toutes pièces par des tire-au-flanc qui n’ont rien de mieux à faire de leurs journées que de paresser le cul sur leur chaise à noircir bêtement du papier. Ils sont une pure perte de temps pour tout esprit sain, tout travailleur de la terre comme toi et moi. Seule la Sainte Bible, bien évidemment, mérite de faire partie de ce que doit posséder un homme dans sa vie. Le reste n’est que bon à jeter. Souviens-toi toujours de ça. »

Pour le découvrir…

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Le Nombre 77 – Alexis Arend (Vidéo)

Une malédiction peut-elle se perpétuer durant des millénaires ?
Peut-on échapper à la folie en plongeant tête baissée dans les ténèbres ?

La bande-annonce

Le Nombre 77 – Bande annonce – Durée: 0 min 21 sec
Crédits – Vidéo: Sylphine – Musique: Jérôme Marie: auteur compositeur, lecteur enthousiaste et satisfait.

Le résumé

Le Nombre 77, thriller fantastique

Une malédiction peut-elle se perpétuer durant des millénaires ?

Alors qu’il pensait être parvenu à retrouver un semblant de vie paisible après la perte tragique de sa fille, Terence Dale, barman ordinaire d’une petite ville perdue de l’Arizona, voit son existence basculer le jour où lui parvient une mystérieuse lettre.
Une lettre ne comportant que le logo d’une île étrange et un nombre, le nombre 77.

Désormais hanté par ce nombre, Terence devient la proie d’hallucinations effroyables et de terrifiants chuchotements dans l’obscurité. Nuit après nuit, cauchemar après cauchemar, l’île l’appelle…

Peut-on échapper à la folie en plongeant tête baissée dans les ténèbres ?


Une petite anecdote

Le Nombre 77, thriller fantastique

Ce qui a menacé encore plus de me faire finir en camisole de force, c’est le besoin de découvrir pourquoi Terence lui aussi le voit partout, ce nombre. Et pourquoi depuis que ça le poursuit et le harcèle, il voit des visages agonisants, des cadavres en sursis dans la rue? Il sait comment mourra chaque personne qu’il rencontre sur son chemin… La nuit, il ne ferme plus les yeux pour fuir ses effroyables cauchemars… Et pour scruter l’obscurité tout sauf silencieuse de sa chambre envahie de chuchotements, de plaintes, de cris, de souffle froid dans son cou…

Contrairement à moi, pour Terence, la folie a commencé à la réception d’une lettre. Une lettre vide portant uniquement le logo d’une île, les initiales R.I. Et le fameux nombre 77.

Un voyage sur cette terre inconnue que fuit tout le monde à part ses quelques centaines d’habitants, sur cette île perdue qui l’appelle dans ses rêves, cela lui apportera-il la réponse au chamboulement total de sa vie? Y retrouvera-t-il la paix, la sérénité qu’il avait réussi à se composer après les drames récents de sa vie? De toute façon, a-t-il vraiment le choix?


Mon avis

Alexis a encore frappé fort. Voilà les premiers mots de ce roman:

Second Précepte : doit mourir Celui qui, avant l’heure, annoncera mon avènement…

À partir de là, il n’est plus question de faire marche arrière, on se laisse entraîner aux côtês de Terence pour assister, totalement sous le charme, à sa descente aux enfers… Parfois… surtout le soir, on croit même prendre sa place car il se pourrait que vous entendiez des chuchotements dans la nuit vous aussi! Alexis sait comment vous détraquer le cerveau, il m’a déjà fait ce coup-là avec Salamanca!

Bref, Le Nombre 77, c’est le package complet: le suspense… l’angoisse… une plume somptueuse, jugez-en par vous-même:

Elle trônait là, souveraine, comme posée au milieu de cet océan qui, à cette heure, expulsait sa prodigieuse rage et se libérait enfin de ses entraves ; elle paraissait flotter sur les eaux comme une idole d’un autre temps, et dont la vue faisait naître quantité de croyances et inspirait une profonde terreur à quiconque posait les yeux sur elle.

Oui, (elle) existait réellement.

Et elle semblait l’attendre…

Et vous n’échapperez pas aux grandes questions existentielles, comme avec tous les romans de cet auteur… Cette fois, celle qui a été remuée dans mon esprit est la suivante:

Que penser du destin? Tout est-il écrit d’avance? N’hésitez pas à avancer une réponse. Votre opinion m’intéresse! 😊

Le nombre 77, un roman à découvrir! Et Alexis Arend, un auteur à suivre!

Thriller fantastique

Voilà! C’est tout pour aujourd’hui. Cette fois, c’était une découverte, je vous donne rendez-vous à très bientôt pour une rencontre!

Bonne découverte! Bonne lecture!